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Vacances : comment éviter que son enfant oublie ce qu’il a appris pendant l’année scolaire ?

Tuesday
9
June
2026
Vacances : comment éviter que son enfant oublie ce qu’il a appris pendant l’année scolaire ?
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https://lacartesienne-soutienscolaire.fr/blog/vacances-comment-eviter-que-son-enfant-oublie-ce-quil-a-appris-pendant-lannee-scolaire

Les vacances se profilent doucement. Les cartables vont bientôt être rangés, les réveils déprogrammés, et les cahiers de l’année rangés dans un carton…

Les enfants vont pouvoir souffler. Et franchement, ils en ont bien besoin.

Après une année scolaire dense, ils doivent pouvoir jouer, dormir, s’ennuyer, rêver, bouger, oublier un peu l’école, les devoirs et les évaluations.

Mais d’un autre côté, beaucoup de parents se posent la même question : comment aider son enfant à ne pas perdre ses acquis pendant les vacances ?

Et peut-on le faire sans transformer l’été en marathon de révisions ?

Aider son enfant à ne pas perdre ses acquis pendant les vacances : tout est question d’équilibre !

Pendant les vacances, les enfants ont besoin de couper avec le rythme scolaire.

Ce temps de pause est indispensable.

Il permet de récupérer physiquement, de relâcher la pression, de reprendre confiance, mais aussi de laisser le cerveau consolider les apprentissages. Les connaissances ne se construisent pas uniquement pendant l’année scolaire, au moment où l’enfant travaille. Elles se stabilisent aussi dans les temps de repos, de sommeil, de jeu et d’expérimentation.

Autrement dit : laissez vos enfants souffler. Pendant a minima quelques jours, ils devraient être en off total. Même si cette pause dure 2 semaines complètes, tout va bien.

Le problème apparaît plutôt quand la coupure totale dure pendant trop de semaines consécutives. Et c’est surtout vrai chez les enfants dont les bases sont déjà fragiles.

En effet, les apprentissages ont tendance à s’émousser avec le temps : calcul mental, lecture fluide, orthographe, conjugaison, concentration… On perd petit à petit des réflexes.

C’est ce que certaines recherches appellent le “summer learning loss”, ou “décrochage estival”. Les études ne disent pas toutes exactement la même chose donc on ne va pas en faire étalage, MAIS elles convergent sur un point : les apprentissages, notamment en mathématiques, ont tendance à s’estomper quand ils ne sont pas réactivés pendant une longue période.

Rassurez-vous, pour éviter ça, il n’est pas non plus nécessaire de faire travailler son enfant quatre heures par jour pour toute la durée des vacances, week-ends compris.

Comment éviter que son enfant oublie ce qu’il a appris pendant l’année scolaire ?

Bon, déjà, on va poser les bases : il n’existe pas de recette universelle, pas plus qu’il n’existe un seul “modèle” d’enfant.

Il est évident qu’un·e enfant de CE2 n’a pas les mêmes besoins qu’un·e lycéen·ne, de la même façon qu’un·e élève très à l’aise n’aura pas besoin du même accompagnement qu’un·e enfant qui a accumulé des lacunes.

Un·e enfant anxieux·se face à l’école ne vivra pas les révisions comme un·e enfant qui aime faire des cahiers de vacances (si si, ça existe, on vous promet !).

Bref, la liste des différences entre enfants est trop longue pour s’y attarder plus longtemps 😉.

Reprenons.

Avant de prévoir quoi que ce soit en termes de révisions, posez-vous ces questions simples :

  • Est-ce que mon enfant a eu des difficultés cette année ?
  • Est-ce qu’il y a des notions acquises, mais un peu fragiles ?
  • Quel est son niveau de fatigue ?
  • Quel rythme mon enfant peut-il tenir sans se braquer ?(et quel rythme JE peux tenir, en tant que parent, sans craquer 😬)

L’objectif des vacances n’est pas de “refaire le programme”. Ce serait beaucoup trop lourd. Et puis… si ces notions ont mis 1 an à être enseignées, c’est peut-être qu’il y a une raison 😇.

Le but va plutôt être de garder ces apprentissages “frais”.

Donc on relâche la pression !

Maintenant que les bases sont posées : comment fait-on pour réactiver les notions tout en profitant à fond des vacances d’été ?

Conseil n°1. Prévoir un planning souple pour garder un cadre sans gâcher les vacances

Pour éviter les tensions entre parents et enfants, et avoir une routine simple à suivre, le plus simple est de créer un petit planning.

Attention, pas un planning militaire ! Pas un emploi du temps millimétré. Juste un cadre souple, lisible, qui permet à l’enfant de savoir quand il travaille… et surtout quand il ne travaille pas.

Par exemple, on peut imaginer :

  • 2 à 3 petites séances de révision par semaine ;
  • 20 à 30 minutes pour un enfant d’école primaire ;
  • 30 à 45 minutes pour un collégien ou un lycéen, selon son niveau d’autonomie ;
  • une montée en charge les deux dernières semaines avant la rentrée.

Le reste du temps doit rester consacré aux loisirs, aux sorties, au repos, aux jeux, à la famille, aux copains, à la vraie vie finalement !

Ce cadre évite deux pièges fréquents :

  1. Tout remettre à la dernière semaine, avec l’impression de devoir “rattraper” deux mois en cinq jours, avec option panique à bord, cris, larmes, et portes claquées.
  2. Laisser planer les révisions comme une menace permanente : “Il va falloir y penser”, “Il faudra bien t’y mettre”, “Tu n’as encore rien fait”, etc.

Conseil n°2. Travailler notion par notion pour garder l’esprit léger

On le disait tout à l’heure, on ne va pas se refaire tout le programme en 2 mois, ce n’est ni tenable ni souhaitable.

Dans cette optique, une séance efficace ne peut et ne doit pas ressembler à une séance de rattrapage XXL où l’on mélange les maths, le français, les sciences, l’histoire et pourquoi pas un peu d’éducation civique.

C’est épuisant pour l’enfant. Et à sa place, vous seriez dans le même état.

Le plus efficace est de se concentrer sur une seule notion par séance :

→ revoir les tables de multiplication ;

→ relire telle leçon de grammaire ;

→ refaire quelques exercices sur les fractions ;

→ s’entraîner à poser une division ;

→ etc.

(C’est un exemple pour les élèves de primaire, mais ça marche aussi avec les équations différentielles, la poésie au XX° siècle, la révision du tableau périodique des éléments, etc.)

Et si la notion est vraiment difficile ? On découpe en petits morceaux.

Par exemple, au lieu de dire : “Aujourd’hui, on revoit les fractions”, on peut dire : “Aujourd’hui, on revoit comment comparer deux fractions simples.”

C’est moins impressionnant. Donc plus efficace.

Conseil n°3. Créer de bonnes conditions pour réviser sans tension

Les révisions se passent mieux quand le cadre est clair et apaisé, et ça, ça vaut toute l’année !

Avant de commencer, assurez-vous que l’enfant dispose :

  • d’un espace calme ;
  • d’une table rangée ;
  • du matériel nécessaire ;
  • d’un temps défini à l’avance ;
  • d’un objectif atteignable.

Beaucoup de tensions naissent de petits détails : une concentration aux abonnés absents en raison du passage permanent du petit frère, un cahier oublié à l’autre bout de la maison, une consigne trop floue, etc.

Conseil n°4. Prévoir des séances de révision courtes

Mieux vaut une séance courte, dans de bonnes conditions, qu’une longue séance pleine de soupirs, de négociations et de crispations.

C’est donc l’occasion d’utiliser la méthode Pomodoro dont nous avons déjà parlé il y a quelques temps : un temps de travail court, suivi d’une petite pause avant de repartir sur une session de révision.

Cette méthode aide à limiter la surcharge mentale. Elle donne aussi une fin visible de l’effort, ce qui peut rassurer les enfants qui ont tendance à se décourager rapidement.

Conseil n° 5. Mettre une pincée de ludique dans les apprentissages

Le jeu n’a jamais fait de mal à personne. Il est même d’une grande aide dans l’ancrage des apprentissages.Et jouer, en été, c’est quand même particulièrement approprié !

On peut rendre les apprentissages plus vivants, plus concrets, plus agréables en les regardant à travers le jeu.

Les jeux de société, par exemple, sont d’excellents alliés :

  • compter les points ;
  • lire des consignes ;
  • bâtir ou anticiper une stratégie ;
  • faire fonctionner son sens logique ;
  • coopérer ;
  • mémoriser…

Les jeux de cartes, les jeux de logique, les mots croisés, les devinettes, les quiz, les escape games familiaux ou les petits défis mathématiques permettent de travailler sans en avoir l’air.

Rien à voir avec des révisions classiques. Pour l’enfant comme pour le parent, c’est un bon moment et un apprentissage qui passe inaperçu 😉.

Conseil n°6. Intégrer les révisions dans le quotidien

Nous venons de le dire, toutes les révisions ne passent pas par un cahier, et les jeux de société sont un atout formidable.

Mais ce n’est pas le seul !

La vie quotidienne regorge d’occasions d’apprendre, à condition d’ouvrir un peu l’œil.

En cuisine, on peut travailler :

  • les mesures ;
  • les conversions ;
  • les fractions ;
  • la lecture de consignes ;
  • la chronologie des étapes.

Pendant les courses, on peut aborder :

  • les prix ;
  • les additions ;
  • les comparaisons ;
  • les pourcentages ;
  • l’estimation d’un budget.

En balade, on peut parler :

  • des plantes ;
  • des animaux ;
  • de la météo ;
  • de l’orientation ;
  • des paysages ;
  • de l’histoire d’un lieu.

Au musée, dans un parc, au zoo, en forêt, au bord de la mer ou même dans le jardin, l’enfant continue d’observer, de questionner, de faire des liens.

Et ces apprentissages comptent.

Même s’ils ne rentrent pas toujours dans une case très précise du programme scolaire.

Il n’existe pas d’apprentissage inutile. Un enfant qui découvre, manipule, expérimente, compare, raconte ou pose des questions nourrit aussi sa capacité à apprendre.

Conseil n°7. Ne pas abandonner la lecture pendant les vacances

S’il y a une habitude à préserver pendant l’été, c’est bien la lecture.

Notre conseil : laissez votre enfant lire CE QU’IL VEUT.

Pendant les vacances, la priorité c’est le plaisir.

Votre fille ne jure que par les mangas ? Laissez-la.

Votre fils est accro aux comics ? Laissez-le.

Magazines, livres jeux, histoires courtes, livres audio même… Peu importe.

N’importe quel libre permet d’entretenir son vocabulaire, sa compréhension, son attention et son imaginaire.

Et le laisser lire ce qu’il/elle veut est une des clés pour redonner le goût de la lecture aux enfants !

Conseil n°8. Valoriser les efforts pour maintenir la motivation

Pendant les vacances, la motivation peut être fragile. C’est normal.

Nous adultes, sommes les premiers à vouloir couper de notre travail, ne pas avoir à y penser. Pourquoi ça devrait être différent pour les enfants ?

Votre enfant n’a pas forcément envie de revoir les multiplications pendant que ses jeux de plage l’attendent dans le placard de l’entrée.

Pour maintenir l’envie, il est essentiel de valoriser les efforts, pas seulement les résultats.

Aidez votre enfant à comprendre que progresser, ce n’est pas réussir tout de suite. C’est chercher, essayer, ajuster, recommencer.

Et c’est particulièrement important pour les enfants qui doutent d’eux-mêmes, qui se découragent vite ou qui associent l’école à l’échec.

Conseil n°9. Envisager un stage de révision avant la rentrée pour se remettre dans le bain

Parfois, les révisions à la maison ne suffisent pas.

Ou bien elles deviennent trop tendues.

Ou bien le temps a manqué…

Dans ces cas, un stage de révision avant la rentrée peut être la bonne solution.

Il peut aider votre enfant à :

  • revoir les notions essentielles ;
  • reprendre un rythme de travail ;
  • retrouver confiance ;
  • poser ses questions ;
  • combler certaines lacunes ;
  • aborder la rentrée plus sereinement.

Un bon stage de révision ne doit pas mettre la pression. Il doit permettre de reprendre en douceur mais avec sérieux.

À La Cartésienne, vous le savez, on ne vous lâche jamais la main dans les moments clés. C’est pourquoi on propose toujours des stages quand la fin des vacances arrive, pour aider les élèves à s’y remettre progressivement, sans pression mais avec exigence. Notre marque de fabrique !

(D’ailleurs, n’hésitez pas à nous contacter pour obtenir des renseignements sur les prochains stages.)

Aider son enfant à ne pas perdre ses acquis pendant les vacances, ce n’est pas supprimer les le fun. C’est simplement garder un petit lien avec les apprentissages, sans oublier que les enfants ont aussi besoin de repos, de jeu et de liberté.

Quelques séances courtes, un peu de lecture, des activités du quotidien qui font réfléchir, et une reprise progressive avant la rentrée peuvent faire une vraie différence.

L’objectif, c’est avant tout qu’il/elle retrouve le chemin de l’école en confiance, avec de bons repères et de la sérénité.

Aider son enfant à ne pas perdre ses acquis pendant les vacances : la FAQ !

Mon enfant refuse complètement de réviser pendant les vacances, que faire ?

Si votre enfant refuse de réviser, évitez d’entrer dans un rapport de force et cherchez d’abord à comprendre ce qui bloque : fatigue, peur de l’échec, mauvais souvenirs liés aux devoirs ou simple besoin de souffler après une année chargée.Selon la cause, la réponse sera différente. Commencez par dédramatiser : quelques jours sans révisions ne feront pas disparaître ses acquis.Puis proposez un cadre très léger, avec un objectif simple et rapide, comme une courte lecture ou dix minutes de travail. L’objectif est de reprendre progressivement le contact avec les apprentissages, sans pression excessive.

Faut-il réviser les matières où mon enfant est en difficulté ou aussi celles où il réussit ?

Si possible, les deux.

Priorité aux matières où votre enfant est en difficulté, en ciblant quelques notions essentielles plutôt que tout le programme.

Mais les matières où il réussit méritent aussi une place : elles renforcent sa confiance. Alterner activités faciles et plus difficiles peut aider à maintenir sa motivation.

Que faire si les révisions deviennent un sujet de conflit à la maison ?

Si chaque séance finit en négociation, en cris ou en larmes, il faut revoir le cadre.

Vous pouvez essayer de :

  • raccourcir les séances ;
  • choisir un moment où l’enfant est plus disponible ;
  • fixer un objectif très précis ;
  • éviter de le reprendre sur chaque micro erreur ;
  • passer par des supports plus ludiques.

Et si la tension reste trop forte, il peut être préférable de déléguer à une personne extérieure, et pourquoi pas, de passer par un organisme de soutien scolaire !

Mon enfant est déjà bon élève : doit-il quand même réviser pendant les vacances ?

Un·e bon·ne élève n’a pas forcément besoin de (beaucoup de) révisions pendant l’été.

En revanche, il ou elle peut continuer à apprendre autrement : lire, explorer de nouveaux sujets, développer sa curiosité ou renforcer son autonomie, travailler sa culture générale, bref alimenter son cerveau.

Quand faut-il demander de l’aide avant la rentrée ?

Il peut être utile de demander de l’aide si votre enfant a terminé l’année avec des lacunes importantes, s’il/elle a perdu confiance, ou si les révisions à la maison deviennent trop conflictuelles.

Certains signes peuvent vous guider :

  • il/elle évite systématiquement certaines matières ;
  • il/elle dit souvent “je suis nul·le” ou “je n’y arriverai jamais” ;
  • il/elle ne sait pas par où commencer ;
  • il/elle bloque sur des bases nécessaires pour la suite ;
  • il/elle panique à l’idée de la rentrée.

Dans ce cas, un accompagnement ponctuel ou un stage de révision peut l’aider à reprendre pied. On ne fera pas disparaître toutes les difficultés en quelques jours, mais ça l’aidera à repartir avec des bases plus solides et un cadre rassurant.

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